26
août
2010
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Et si on parlait chiffons ?

Je vous jure que parfois il y a de ces détails qui vous pourrissent la vie. C’est pas grand-chose mais c’est à mon avis suffisamment important pour que j’en parle. Comme je ne sais pas à qui je devrais faire part de mes remarques, je les laisse ici en espérant que les acteurs concernés tomberont sur ces lignes.

Je voulais parler des rideaux dans les trains de types Bombardier et Corail. On ne peut pas dire que les concepteurs des automotrices (il parait que c’est comme ça que ça s’appelle) Bombardier aient été très inspirés lorsqu’il ont prévu le système d’obturation de la lumière plus communément appelé rideau. Certes il faut dissocier la coque du train de ce qu’elle contient car je suppose que la compagnie ferroviaire qui achète ces trains, choisi aussi le type de siège qu’elle va y mettre. On peut donc imaginer des rames avec un siège par fenêtre. Pourquoi pas. Mais comme nous ne sommes pas au pays de Oui Oui et que toutes cherchent la rentabilité, il est aisé de comprendre qu’on trouvera plus facilement des trains avec deux sièges par fenêtre. Mais un seul rideau qui glisse de haut en bas.

Seulement, que se passe-t-il quand celui du siège arrière souhaite baisser le rideau alors que celui du siège avant souhaite le lever ? Ils ont tous les deux le droit de choisir dans quel confort il vont voyager. Et si la courtoisie permet de régler la plupart des cas, il est des individus qui ne se posent même pas la question de savoir si cela gène le voisin ou pourquoi le rideau est-il baissé.

Moi-même sensible à la lumière j’aime fermer le rideau. Mais il y a toujours des crétins qui montent après moi et qui le relèvent sans même se poser la question

Je conçois tout à fait qu’il est plus économique de monter un seul enrouleur permettant le déploiement d’un rideau de bas en haut que deux latéraux mais cela fait aussi parti du confort du voyageur.

Vous allez me dire : Toi t’es le genre de mec à aimer les Corail ! Ce à quoi je répondrai oui. C’est pour moi un train plus confortable qu’un Bombardier ou un TGV et le système de rideau est mieux étudié. Cependant (bah oui on est là pour râler !) ce que je peux reprocher aux rideaux des Corail, en dehors de cette très moche couleur verte, c’est qu’ils sont trop longs. Je m’explique. Les grilles véhiculant l’air climatisé se trouvent sur la partie basse des fenêtres. Tout va bien quand les rideaux sont ouverts, l’air climatisé, chaud ou froid vient à la rencontre du voyageur qui se délecte de ce confort. Mais quand le rideau est tiré, l’air passe derrière ce dernier car il descend plus bas que la grille. Donc, quand il fait chaud et qu’on tire le rideau pour ne pas recevoir le soleil en pleine face, l’air circule le long de la vitre et perd de sa fraîcheur avant de venir se mélanger à l’air ambiant. On perd alors en efficacité.

Je vous le concède, cela relève du détail qui fait du mal au fondement des mouches mais quand il fait très chaud, il faut tout de même plus de temps pour refroidir une voiture. Des rideaux 15 cm plus courts auraient solutionné le problème. Au prix du mètre de tissu, avouez que c’est ballot.

PS : Les Corail on tout de même un défaut majeur, on n’y trouve pas de bière.

Ecrit par jf dans : Billet d'humeur | Tags : , , , , ,
26
août
2010
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Mais au moins il fait beau.

On aura beau dire on aura beau faire, on ne peut quand même pas trop se plaindre de cet été. Il a certes connu ses jours sombres (nan je ne parle de pas de la prestation des bleus mais du temps) mais globalement, c’est plutôt un bel été. Et à l’heure où j’écris ces lignes, il n’est pas fini.

Mais on va quand même raler un peu sinon nous ne serions pas en France : Qu’est-ce que c’est que ces trapanelles qu’on nous refile le matin pour aller à Bordeaux ? Bon ok, ça roule sur les mêmes rails qu’un TGV et ça protège de la pluie. Quoi que sur ce dernier point, je me rappelle en avoir emprunté un Z qui prenait l’eau … Mais franchement, est-ce que c’est suffisant pour considérer le service comme rendu ?

Pas de clim quand il fait chaud (oui le matin il peut faire chaud), pas de confort avec ces sièges en vis-à-vis, une sonorisation pourrie prédatrice de tympans. Et par-dessus le marché, il n’est pas rare que des passagers voyagent debout faute de place et ce, même quand ceux qui s’arrogent deux places pour s’étendre finissent par s’asseoir correctement.

J’ai appris que ce n’étaient pas les trains qui étaient prévus mais que des modifications ont été apportées en haut lieu. Ainsi pour Arcachon, il n’y a que des beaux trains (et une petite distance à parcourir), et pour des voyages d’une durée approchant les 3 heures, on fourgue des trains de qualité médiocre.

La région a parait-il sont mot à dire dans la gestion des TER mais je crains que son représentant n’applique des critères n’obéissant pas véritablement à la raison. Le voyageur appréciera.

Si je peux me permettre une suggestion, à l’heure où la SNCF tente pour la énième fois de relancer son activité Fret au point de rendre ses trains de marchandises prioritaires par rapports à des trains de voyageurs  (Il parait que les Wolkswagen supportent mal les arrêts prolongés en gare contrairement aux salariés abonnés), pourquoi ne pas nous faire voyager dans de véritables bétaillères accrochées aux trains de marchandises ? Au moins on sera à toujours à l’heure, on sera climatisés (enfin disons qu’on aura de l’air) et nos rapports avec la SNCF n’en deviendront que plus sains car nous voyagerons en connaissance de cause plutôt que de constamment se demander si on se fout pas de notre gueule …

Ecrit par jf dans : Billet d'humeur | Tags : , , , ,
08
juil
2010
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Jeudi 08/07/2010 : C’est ma faute, ma très grande faute.

Bon aujourd’hui c’était mon anniversaire, j’ai à présent 37 ans, la journée se déroulait plutôt bien. Mais dès que j’ai quitté le boulot, ça s’est gâté.

Déjà, la station Vcub était gavée de vélos. Plutôt bon signe sauf que la borne qui permet de les retirer était plantée. Je comprends pas qu’on puisse pas les débloquer à distance. Bref je trace à pied jusqu’à l’église Saint-Seurin à coté de laquelle il y a une autre station. Il reste un vélo et il est pour moi.

Là je fais ce que je peux pour ne pas prendre de retard mais ce soir, tous les boulets se sont donné rendez-vous pour me pourrir la vie. A chaque fois que j’étais bien lancé, il y en avait toujours un pour me faire ralentir et me couper dans mon élan. Moi je suis pas Miguel Indurain, ça me demande de gros efforts pour me relancer et c’est hyper crevant. Même les flics m’ont coupé la route et j’ai faillit m’emplafonner dans leur fourgon.

J’arrive limite à la gare, je fonce, le train n’est pas affiché au départ, ça pue. Je fonce quai 8 en me disant qu’il va certainement partir de là bas et là je vois quai 6 le train affiché ! Je monte, sur la quai je fais signe au contrôleur que je veux monter, il m’ignore ou ne me voit pas et le train commence à rouler alors que je suis à 50 cm de la porte. Je l’ouvre, je monte, et tout le monde se fâche sur le quai. Le train s’arrête, un premier chef de quai m’engueule mais je me dis que c’est encore jouable, un second plus âgé et plus expérimenté me prie de descendre. Je suis trop essoufflé pour tenter de négocier et je n’ai pas envie que ça se finisse avec les flics donc j’obtempère et je regarde le train partir sans moi assis sur le quai.

Est-ce qu’ils ont eu tort ? Non ils ont appliqué les consignes de sécurité. Bêtement peut-être mais on ne peut pas leur reprocher de faire leur boulot. Alors après on peut dire qu’il y avait une autre façon de voir la chose. Soit je monte et je me casse la figure et là ils me chargent à mort et je n’ai rien à dire. Soit je monte, je ferme la porte derrière moi et tout se passe bien et on lache l’affaire. Bah non. J’étais dans le train mais ils ont préféré l’arrêter.

Bah oui, faut bien faire des exemples. Donc j’étais l’exemple. Je peux pas trop me défendre. J’étais à fond, j’ai pas trop réfléchit, j’ai foncé et j’ai eu tort.

Alors maintenant parlons du TER qui est arrivé ce matin d’Hendaye en gare de Bordeaux Saint-Jean à 8h06 (heure théorique, je n’avais pas de montre sous la main). Nous avons été arrêtés juste avant d’entrer en gare pour laisser passer un train qui partait.

Le contrôleur a tout de suite lancé le message disant qu’il ne fallait pas tenter d’ouvrir les portes car nous étions arrêtés en pleine voie. Et ensuite il a ouvert une porte et passé la tête pour voir ce qui nous bloquait. Il m’aurait demandé je lui aurait dit qu’on n’allait pas tarder à voir un train passer en sens inverse et que c’est pour ça qu’on s’arrêtait.

Alors lui enfreint les consignes de sécurité mais tout va bien, personne ne lui dit quoi que ce soit. Pourtant rien ne me différencie d’un contrôleur morphologiquement parlant. Et ce n’est pas son appartenance à un corps de métier de la compagnie des chemins de fer qui le protège de l’accident. Mais là, personne n’a rien dit. Personne n’a fait d’exemple. Même pas le contrôleur. Et pourquoi donc aurait-on du lui reprocher quoi que ce soit, puisque rien de grave n’est arrivé … ?

Ecrit par jf dans : Billet d'humeur | Tags : , ,
08
juil
2010
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Vendredi 02/07/2010 : Mode boulet.

Ça peut pas toujours être de la faute de la SNCF. Aujourd’hui, j’avais l’opportunité de prendre le TGV de 15h30 au départ de Bordeaux et à destination d’Hendaye. Super ! De quoi arriver 1h30 lus tôt ! Toujours bon à prendre !

J’ai pris ma réservation par téléphone et je suis arrivé à la gare peut de temps avant le départ du train. Juste le temps de retirer mon billet et hop direction le quai. Mon billet comportait l’inscription « Selon place disponible » alors je me suis dit que de toutes façons ça allait finir au bar. Alors dès que le TGV est arrivé à quai je suis monté au plus près de la voiture bar pour m’y rendre. J’étais installé et j’avais déjà déballé mon PC pour mater un film quand le contrôleur a annoncé la fermeture des porte dans ce train qui allait vers Arcachon.

En contrôlant mon billet j’ai vu qu’en faite j’étais tout de même en voiture 19. En clair le train était composé de deux rames et je suis monté dans la mauvaise. C’est quelque chose qui ne m’arrive jamais car je ne passe jamais de ce coté du quai mais aujourd’hui c’était l’exception. Je ferai gaffe à l’avenir.

Heureusement le train faisait un arrêt à Facture où j’ai attendu le celui que je prends habituellement. Bénéfice nul.

Oui vraiment nul. Autant que les bières pressions servies dans le troquet en face la gare. Je pensais que la Affligen* était meilleure que ça, et la Pelforth* blonde alors là … Ces trucs là c’est pas mauvais mais je préfère la bière*. En plus ils avaient des cacahuètes, c’est bien. Mais que des salées. Même pas des épicées ! Même du temps où je vivais à Le Verdon Sur Mer, le troquet dans le centre proposait des cahuètes épicées !

Enfin voila comment bien se pourrir une soirée.

* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération ou avec n’importe qui d’autre capable de ramener la voiture sans boire. Et puis mangez des cahuètes. Les cahuètes c’est pas tricher. Non non !
Ecrit par jf dans : Billet d'humeur, Retards et incidents | Tags : , , , ,
19
juin
2010
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Après la pentecote, l’ascension menacée !

Souvenez vous, c’était en 2003. Un nombre impressionnant de personnes âgées décédaient en raison de trop fortes chaleurs liées à la canicule entrainant une déshydratation mortelle. On avait alors bondit sur l’occasion pour demander aux p’tits jeunes qui n’en veulent de travailler à la Pentecôte histoire de financer des climatisations dans les maisons de retraite.

Amen je vous le dis, l’heure est venue de sacrifier aussi le jeudi de l’ascension pour financer des clims pour les poubelles roulantes qu’on nous propose le soir à 16h37 au départ de Bordeaux et en direction d’Hendaye et Pau.

J’ignore si cette situation va durer mais j’ai du mal à comprendre comment on peut attendre l’arriver des beaux jours et donc de fortes chaleurs (même si ces tous derniers jours ça n’a pas semblé évident) pour nous faire rouler dans des trains non climatisés. Le seul moyen de s’aérer dans ces “Z” c’est d’ouvrir les fenêtres, meilleur moyen d’attraper la crève quand on transpire un peu (voire beaucoup comme moi).

Et où sont donc rendus nos beaux Bombardier ? Sont-ils sur d’autres lignes ? Pourquoi les Z ne vont-ils pas sur Arcachon, ligne plus courte plutôt que sur un trajet de plus de 2h30 ?

01
mai
2010
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Bon vent à toi Torchonette.

Devinez qui donc se cache sous cette splendide couverture Winnie l’ourson ?

Mais qui se cache donc derrière cette belle couverture ?Cliquez sur l’image pour l’agrandir dans une autre fenêtre.

Et bien il s’agit de notre très chère Torchonette. Pendant un peu plus de 2 ans elle a injecté de la bonne humeur dans nos voyages entre Bordeaux et Hendaye/Bayonne. Enfin il me faut bien admettre qu’au début je la trouvais bruyante mais elle sait s’attirer la sympathie des gens et donc la mienne.

Elle quitte son poste à Bordeaux pour relever de nouveaux défis à Hendaye.

Je ne te dirai pas que c’est dommage car si j’avais la chance que cela m’arrive c’est sans regret que j’arrêterais de prendre le train. Mais l’ambiance de nos voyages sans trouvera changée c’est certain. Bon vent à toi !

Et si vous passez par la gare d’Hendaye, n’hésitez pas à demander Dory, c’est avec plaisir qu’elle vous viendra en aide avec le sourire !

Ecrit par jf dans : Billet d'humeur | Tags : , , , ,
26
avr
2010
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Grèves : Est-ce qu’on en parle ? Ho bah oui, quand même …

Contrairement aux grèves précédentes, je n’ai pas ressenti le besoin de commenter au jour le jour les problèmes que j’ai pu rencontrer. D’une part parce que j’avais déjà dans l’idée d’en dresser un bilan une fois le mouvement social terminé, et d’autre part parce que je n’avais matériellement pas le temps de rédiger même quelques lignes, vous comprendrez mieux par la suite.

A présent que « la-grève-qui-n’a-servi-à-rien » (je cite Daniel Schneidermann dans son excellent billet Neuf-Quinze du 23/04/2010 intitulé « Drouelle, Massenet, et “les gens” ») est terminée, on peu peut-être en discuter un peu.

On avait dit service minimum, pas service minable !

Nous allons commencer par les conditions de voyage en période de grève. Je ne parlerai ici que de ce que j’ai vécu moi-même ou de ce qui m’a été rapporté sur le trajet Saint-Jean-de-Luz-Bordeaux.

J’étais en arrêt maladie au début de la grève et j’ai pris, vous me permettrez l’expression, le train en marche. Quelles étaient les options pour aller à Bordeaux le matin ? Et bien il y avait un bus qui partait d’Hendaye mais qui n’allait pas plus loin que Biarritz. Un autre, partait de Bayonne et arrivait à Dax à 6h55 (en théorie) pour permettre de prendre le TGV de 7h08. Autrement au départ de Saint-Jean-de-Luz, zéro moyen mis en place par la SNCF pour aller à Bordeaux malgré les abonnements contractés. J’imagine tout de même que la SNCF sait quels types d’abonnements elle a vendu ainsi que les trajets qu’ils couvrent.

Lors des mouvement sociaux précédents ou autres catastrophes naturelles il y avait toujours au moins un bus qui ralliait Hendaye à Dax voire à Bordeaux. Pourquoi la SNCF ne s’est-elle pas inspirée des organisations précédentes pour assurer le même service minimum qui nous dépannait bien ? Pourquoi les abonnés demeurant entre Hendaye et Biarritz ne pouvaient-ils aller que jusqu’à Biarritz ? Pourquoi les empêcher d’aller là où leur abonnement leur permet d’aller ?

la SNCF met en place des plans de circulation en cas de grève. Il en existe différentes versions en fonction du nombre de grévistes. J’en conclue donc que le plan de circulation de bus n’a pas été pondu à la va-vite mais réfléchi antérieurement. En clair, la SNCF préméditait déjà de ne pas assurer tous les transports ! Ce que nous avons subi, n’est donc pas le seul fait des grévistes comme on tendrait à nous le faire croire.

Reste la solution de prendre le bus à Bayonne. Ouais … A ceci près qu’aucun bus affrété par la SNCF n’assurait la liaison et qu’aucun parking n’est gratuit à ma connaissance à Bayonne. Par conséquent y aller en voiture engage des frais de péage (y aller par la nationale prends trop de temps), de carburant et donc de stationnement. Et comment être sûr d’arriver à l’heure à Dax pour prendre le TGV avec seulement 12 minutes de battement et le refus des responsables de faire attendre le TGV en cas de retard du bus ? Douze minutes sur un trajet routier c’est très facile à perdre. Le bus est d’ailleurs arrivé juste juste pendant la période où j’ai fait le trajet, j’ignore s’il est arrivé en retard. Ce que je sais c’est qu’il n’est pas parti au moins une fois, tombé en panne en sortant du dépôt.

Pour ma part, j’ai jugé que cette dernière solution relevait plus de la loterie que d’une alternative raisonnée alors j’ai covoituré avec une collègue de Saint-Jean-de-Luz à Dax pour ensuite prendre le TGV de 7h08. C’est plus onéreux comme solution mais au moins, à Dax, les 14 premières heures de stationnement sont gratuites. L’autre aspect positif c’était de pouvoir reprendre la voiture au retour et rentrer directement alors que le train qui partait de Bordeaux à 16h37 continuait vers Pau et qu’un bus de substitution prenait le relais à Dax. Dernier avantage, pouvoir dormir plus longtemps.

Dormir. Voila ce qui m’a le plus manqué pendant cette période de grève. Impossible de trouver le sommeil dans le TGV tant il était bondé et même chose le soir. Impossible de dormir au volant de la voiture, elle n’est pas dotée d’un pilote automatique. Impossible de dormir au boulot parce que je ne suis pas payé pour ça. Et difficile de faire des nuits assez longues une fois à la maison.

En résumé cette grève a été très mal gérée et on ne peut pas imputer cela aux grévistes puisque ce sont des non grévistes qui ont géré le service minimum. Je ne comprends pas pourquoi on ne reprend pas à chaque fois le même schéma de mise en œuvre de moyens de substitution. Quand ça fonctionne bien, il ne faut surtout pas y changer quoi que ce soit ! Cela dit, faire rouler des cars c’est un tout autre métier et quand on n’arrive déjà pas à faire rouler correctement des trains, on ne s’improvise pas transporteur de voyageurs par la route comme ça. On retiendra que la SNCF a été vraiment minable sur ce coup là. La région quant à elle aura été la grande absente de l’histoire s’appuyant un maximum sur le service minimum mis en place par la SNCF sans se soucier, à ce qu’on en sait, de sa pertinence et de sa bonne marche. Navrant.

Transporter n’est pas informer.

On l’aura bien compris le job de la SNCF c’est le transport de voyageurs et ce n’est pas un métier facile sinon ça se saurait et il n’y aurait pas tant de grèves. Renseigner l’usager sort manifestement du domaine de compétences de cette société. Malgré les imposants moyens informatiques et de télécommunications (même si la SNCF est en train de créer une filiale privée qui gèrera l’informatique et par ce biais tente de se débarrasser de ses salariés informaticiens) dont elle dispose, la SNCF ne sait pas renseigner le voyageur. Il est possible de trouver plusieurs informations différentes pour un même train en fonction du moyen utilisé, que ce soit Internet, le 3635, le 0800872872, les chefs de quai et les agents de guichet sans oublier bien sûr les fameuses alertes SMS. Autant tenter de trouver l’info dans l’horoscope du matin, c’est presque plus évident.

Il y a à mon sens trop d’interventions humaines dans le circuit de l’information. N’allez pas comprendre par là qu’il faudrait licencier des gens. Seulement, l’information ne devrait avoir qu’une seule source et n’alimenter qu’une seule base de données commune. Là, j’ai le sentiment qu’il existe plusieurs intervenants pour une même informations et qu’ils ne disent pas tous la même chose. Qui croire au final ? Deux exemples significatifs :
-    un TGV était commercialisé au guichet jusqu’au dernier moment alors que dans la même gare on savait depuis la veille qu’il ne roulerait pas !
-    tous les jours durant la grève j’ai reçu des SMS m’informant que le 16h37 au départ de Bordeaux était annulé puis un autre pour m’annoncer qu’il roulait jusqu’à Dax. Que ça arrive une fois, je veux bien mais tous les jours … ça ne choque personne.

Et la grève dans tout ça ?

J’avais déjà avancé ici même que les grévistes (je parlais de ceux d’Hendaye à l’époque) étaient de mauvais grévistes, je ne peux que réitérer mon constat. A l’image de la société qui les emploi, ils ne savent pas communiquer et comme leur employeur, souffrent d’une mauvaise image.

En 2 ou 3 semaines de mouvement je n’ai pas su le pourquoi de cette grève. Les rares tracts distribués que je n’ai pas eu l’honneur de recevoir étaient, au dire d’une voyageuse qui en a reçu un, imbittables et véhiculaient plus la doctrines générale de la CGT que les réelles motivations de la grève. Cette voyageuse m’a même confié qu’en gare de Bordeaux, le syndicat avait envoyé un petit jeune militant distribuer des tracts (périmés puisqu’ils annonçaient une grève à venir alors qu’on était en plein dedans) et il se faisait houspiller par les gens sans manifestement trop savoir quoi leur répondre. C’est pourtant là qu’il aurait fallut un ou plusieurs vieux de la vieille pour porter clairement au plus près des usagers le message des revendications. Mais voila, y avait-il seulement un message ?

Ce que j’ai perçu moi c’est qu’une fois de plus les salariés de la SNCF faisaient grève. Qu’une fois de plus ils ont empêché des salariés de se rendre à leur travail. Qu’une fois de plus rien n’est ressorti de cette grève. Alors j’ai cru comprendre qu’il s’agissait de montrer leur détermination avant les négociations prévues pour le mercredi 21 Avril, jour de la fin de la grève. J’ai plus l’impression que pour les CGTistes, il s’agissait de montrer qui avait la plus grosse. Et comme la direction n’a pas cédé montrant ainsi qu’elle en avait une encore plus grosse, la pirouette de la CGT semblait signifier en somme « Oui mais nous on pisse plus haut et on peut même écrire CGT sur les murs … ». Tout un programme …

Notez au passage que je ne suis pas contre les syndicats. J’ai été chez FO puis à la CGT pour revenir, écoeuré, chez FO.

Pourquoi, comme me l’a suggéré une amie, ne pas décider de faire seulement 1 ou 2 jours de grève mais en bloquant absolument tout et en prévenant massivement les voyageurs suffisamment longtemps à l’avance ? Faire perdre de l’argent à la SNCF au travers du manque à gagner pendant aussi longtemps est-il une bonne façon d’obtenir des augmentations ? Que font en général les sociétés qui accusent un lourd déficit ? Elles licencient. Et penser que l’état va constamment mettre la main à la poche c’est prendre une seconde fois le public en otage puisque c’est le contribuable qui paiera au final.

A coté de ça, j’ai vu comme tout le monde sur France 3 Aquitaine les salariés de la société Capdevielle à Hagetmau se faire lourder sans que l’état n’intervienne en leur faveur. Eux se battaient simplement pour garder leur job. Bien sûr ce ne sont pas les grévistes de la SNCF qui sont responsables de cela. Bien sûr, les licenciements ne doivent pas empêcher la quête du progrès social chez les autres salariés. Mais la coïncidence entre les deux évènements et le gâchis engendré par le mouvement des salariés de la SNCF suscite en moi un sentiment d’indécence.

Quand on doit assurer un service public, la dernière des choses à faire c’est de se mettre le public à dos. Je pense que si les salariés de la SNCF veulent réussir leur prochain mouvement social (on parle de remettre ça en Mai) il faut commencer par une grosse opération de communication envers le public. Jusqu’à présent, le combat a été inégal entre les représentants de la direction très probablement coachés par des experts en communication et des syndicalistes incapables de formuler un message clair et concis. Ajoutez à cela des médias instrumentalisés par les pouvoirs publics et vous obtenez un score de 1 à 0 en faveur des gentils de la direction de la SNCF contre les méchant de la CGT.

D’autre part, plutôt que de multiplier les grèves en fonction des différents corps de métier dans la SNCF, il serait peut-être temps de faire preuve de cohésion, de regrouper les revendications et de faire un mouvement court mais dur et intense. Jusqu’à présent on avait les conducteurs d’un coté, les contrôleurs de l’autre et au milieu de tout ça les autres employés et chacun faisait grève de son coté, paralysant quasiment le trafic de la même manière mais à des moments différents. Ce que le public perçoit là-dedans c’est qu’à la SNCF on fait toujours grève et on fini toujours par entendre le fameux « quand il seront privatisés ça va les changer ». Oui, ceux qui bossent dans le privé ont renoncé à toute velléité revendicative alors que dans le service public c’est rien que des fainéants de grévistes, c’est bien connu. C’est pour cela qu’il est important que les salariés de la SNCF redorent leur image et commencent à donner dans le rationnel.

Petite parenthèse à nouveau. On pourra me reprocher de prôner la cohésion à la SNCF alors que je ne fais pas grève avec les fonctionnaires, moi, agent de l’état non titulaire. Où sont  ma solidarité, mon esprit de corps, ma cohésion ? A cela je répondrai que d’une part, quand je fais grève, c’est à la journée, pas à l’heure, donc à la fin la solidarité ça fini par coûter. D’autre part que quand je fais grève, je ne paralyse pas plus l’activité de mon employeur que lorsque ce sont les autres corps de métier qui font grève. Enfin, même si je privilégie les grèves en rapport avec le corps des Ouvriers des Parcs et Ateliers, il m’arrive aussi de faire grève avec les fonctionnaires pour des revendications communes. Fin de la parenthèse.

Et puisqu’on parle d’image, il y avait une opportunité unique de gagner des points dans ce match. Je parle du fameux nuage du volcan Islandais. Si les syndicats avaient organisé une mobilisation massive des salariés afin de permettre l’acheminement dans des délais très courts de tous les voyageurs de compagnies aériennes, certes la direction de la SNCF aurait tenté de récupérer l’action pour elle car elle aurait été partie prenante dans cette mobilisation, mais les syndicats auraient pu communiquer encore plus massivement par le biais des médias, des tracts, et autres moyens sur la qualité des femmes et des hommes qui font fonctionner la grande machine SNCF.

Mais tout ce que les syndicats on su faire c’est faire chier le peuple au nom de revendications que la plupart ignore y compris au rang des grévistes en cultivant cette forme d’autisme qui les caractérise tant. Et après ils s’étonnent que des agents se fassent invectiver régulièrement.

Mesdames, Messieurs les syndicalistes et grévistes, quand vous rendrez-vous donc compte qu’une grève c’est devenu avant tout une grosse opération de communication ? Les mouvements sociaux de papa c’est terminé, ça ne paie plus et ça rend très impopulaire. Vos employeurs l’ont bien compris et d’après vous, pourquoi vous laissent-ils vous enliser ? Il est temps de repenser le mouvement social que ce soit à la SNCF ou ailleurs. Il est aussi temps de repenser le syndicalisme. Camarades syndiqués il est avant tout temps de penser … par vous-même.

24
mar
2010
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Blog sympa recherche rédacteurs (trices) pareils.

Vous l’avez sûrement lu dans les articles précédents (si ce n’est pas le cas, vous commencez par le mauvais) le temps me manque pour écrire. Si on ajoute à cela les jours où je suis en congés et le fait même que je ne sois pas dans tous les trains qui roulent tous les jours, il devient évident que le blog ne relate pas toutes les difficultés rencontrées sur la ligne.

Alors cher lecteur si tu t’en sens l’humeur, le courage, la plume, que tu aimes pisser dans un violon, que tu es blonde à forte poitrine, tu m’intéresses ! Ecris moi par le biais de la rubrique « Contact ».

Tu auras un compte avec des droits limités et moi, dieu tout puissant de ce blog, je validerai ou non ton article avant sa publication. Si tu as une nouvelle rubrique à proposer en rapport avec cette ligne, nous pourrons aussi en étudier sa création.

Ecrit par jf dans : Billet d'humeur | Tags : , ,
24
mar
2010
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100 bales et un Mars ? Non 5 timbres et pas de Mars.

Avez-vous déjà essayé de vous acheter une boisson ou un snack quelconque dans un distributeur Selecta en gare et de le payer en timbres ? Non ? Vous devriez !

Enfin c’est ce que je comprends suite au courrier que je j’ai récemment reçu de la part de cette société. En effet, j’ai perdu 2 euros dans une de ces machines il y a quelques temps. La marchandise n’est pas tombée. J’ai donc appelé le numéro affiché sur la machine et une hôtesse m’a proposé un remboursement. Remboursement que j’ai reçu tout récemment. En timbres. Et c’est avec aplomb que la société justifie dans son courrier ce moyen de paiement m’affirmant que c’est le mode de remboursement préféré des consommateurs. Soit.

Sauf que moi, entre le téléphone et internet, je n’utilise quasiment pas le courrier. Ces timbres, c’est de l’argent immobilisé et c’est de l’argent que je ne peux pas utiliser dans un distributeur. Et je ne peux même pas les échanger contre leur valeur en espèces auprès de mon bureau de poste. En fait, un timbre a de la valeur, mais ce n’est pas un moyen de paiement. Un chèque, un virement, ça serait une bonne idée. Mais ça coûte certainement plus cher que le remboursement lui-même. Cela peu se comprendre mais ce ne sont pas mes affaires. Ce n’est pas à moi d’être accommodant avec Selecta mais à cette société de l’être avec un client lésé.

Et ce ne sont pas les 20 centimes de « trop perçu » qui me feront changer d’avis quand à l’aspect inapproprié du remboursement. La moindre des choses aurait été de m’avertir au moment de ma réclamation que je serais remboursé en nature. Ce que j’aurais pu contester en amont. Là, je me retrouve avec 5 timbres verts, je ne sais pas quand j’en aurai besoin et je ne vais pas me lancer dans une procédure longue et lourde au regard des sommes en jeu. Le grand gagnant dans l’histoire c’est bien Selecta car tout le monde ne réclame pas quand il a perdu de l’argent dans une de ces machines (ça m’est arrivé plusieurs fois), et ceux qui réclament une fois risquent de ne pas y revenir compte tenu du mode de remboursement. En attendant, la société, elle, a encaissé de l’argent frais.

11
mar
2010
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Putain ! 3 mois !

Voila bientôt 3 mois que le service d’hiver à commencé avec lui l’utilisation de trains Bombardier pour la liaison Hendaye-Bordeaux. En tout cas pour le train qui passe le matin à Saint-Jean-de-Luz-Ciboure à 5h33 et celui qui part de Bordeaux Saint-Jean à 16h37.

Je pense pouvoir donner mon avis sur ces trains qui ne sont pas si nouveaux que cela mais qui sont tout de même plus neufs que les « Z » que nous avons pu avoir l’année dernière.

Globalement, ce sont de bons trains. Le chauffage fonctionne, la clim aussi et ils ne prennent pas l’eau. Il y a des tablettes à tous les sièges et quelques prises électriques (pas assez ?). Les WC sont très spacieux et on voit qu’un soin particulier a été apporté à l’accessibilité à ces trains pour les personnes à mobilité réduite. La propreté et la clarté de ces trains sont aussi à compter parmi leurs atouts.

Parlons des détails qui fâchent à présent. On pouvait se plaindre dans les autres trains de ne pas entendre ce que le contrôleur disait au micro, mais ce n’est plus le cas à présent. On l’entend très bien. Même trop bien. J’ignore si les décibels perçus dans les voitures sont dans la gamme admissible par l’oreille humaine mais il faut admettre que c’est parfois crispant pour ne pas dire très désagréable.

Les voitures sont bien éclairées mais les concepteurs auraient été bien inspirés de prévoir un éclairage adapté à l’heure de la journée et à la lumière extérieure. En effet, quand on part d’Hendaye vers 5h20 et qu’on sait qu’on en a pour un peu plus de 2h30 de voyage, on peut légitimement envisager de dormir un peu dans le train. Mais l’éclairage est bien trop fort même si on ferme les yeux. C’est désagréable aussi.

Les sièges ne sont pas prévu pour des trajets aussi longs que Hendaye-Bordeaux. Nous sommes nombreux à nous plaindre de l’inconfort qu’ils présentent au bout d’un certain temps de voyage. Le dossier est trop droit et non inclinable. Et la tête ne peut pas être mise au repos car trop inclinée en arrière.

Au registre de la maintenance à prévoir, il y en a déjà un dont la porte d’un des WC ne peut plus se verrouiller. Il y a aussi des portes de sas qui ne s’ouvre plus quand on actionne la poignée. C’est le genre de choses qui peuvent se produire mais on aimerait un peu plus de réactivité quant à la réparation des petits détails qui nous pourrissent la vie depuis quelques semaines déjà.

Je disais préférer le corail au TGV pour son confort, mais je préfère le TGV au Bombardier finalement. Vivement le prochain habillage de ces trains dans 20 ans.

Ecrit par jf dans : Billet d'humeur | Tags :

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