
- Autocollant collé du coté intérieur de la porte des toilettes du TGV
Autocollant collé du coté intérieur de la porte des toilettes du TGV
Le 5 Février 2009 je suis allé prendre le TGV de 6h57 en gare de Dax afin d’arriver à une heure raisonnable à Bordeaux. Ayant dû réponde à un appel de la nature je me suis rendu dans les toilettes où, en sortant j’ai pu admirer ce joli autocollant fait maison. Je l’ai pris en photo parce que j’avais envie de le commenter.
Bon déja, on voit que celui qui a fait ça est féru d’informatique mais que la touche [S] de son clavier déconne un peu. Quand on revendique, ça fait pas très crédible même si le message passe quand même.
En plus, le message n’est pas signé. C’est dommage. C’est une attitude lâche et digne d’un gosse de 3ème (faute comprise).
Sur le fond à présent. “Non aux cheminots grévistes”. Doit-on comprendre oui aux cheminots non grévistes ? En clair on refuse le droit de grève aux cheminots ? “S’ils ne sont pas contents, qu’ils démissionnent. » Tout un programme …
A présent je m’adresse au(x) minable(s) à l’origine de ces stickers : Je me permets de te tutoyer parce que pour le vouvoiement tu attendras d’avoir gagner mon respect et à ce que je lis, c’est pas pour tout de suite.
Le droit de grève existe en France pour permettre aux salariés d’exprimer leurs revendications. Il est vrai que, dans 90% des cas (à la louche), ce sont des personnels de la SNCF ou des fonctionnaires qui y recourent. Cela ne veut pas dire que les salariés du privé sont heureux de leur condition, ni qu’ils sont plus travailleurs et que pour eux la grève est une perte de temps mais simplement qu’ils ont peur de se faire virer. S’ils n’avaient pas cette épée de Damoclès au dessus de leur tête, crois-tu qu’ils s’en priveraient. Il suffit d’observer les mouvements sociaux dans les grandes entreprises pour voir que c’est le nombre qui permet la grève et non le statut.
Démissionner ? Tu le ferais toi ? Et si tu n’es pas content de ta situation, pourquoi n’as-tu pas passé les sélections d’embauche à la SNCF histoire de leur montrer ce que c’est qu’un vrai travailleur qui n’en veut ? Les postes sont ouverts à tout le monde. Ceux qui ont été embauché n’ont volé la place de personne ils sont simplement été sélectionner parmi les candidats. Ceci vaut aussi pour les fonctionnaires qu’on considère comme nantis mais dont on ne voudrait pas du job.
Personnellement je ne voulais pas spécialement bosser pour l’état, je voulais juste bosser. Mais fraichement sorti de l’école aucune entreprise ne voulait me donner ma chance dans l’électronique jusqu’à ce qu’un poste de technicien d’études en électronique soit publié par une implantation du Ministère de l’Équipement. Nous étions 48 candidats pour une place, j’ai été meilleur que les autres. Tu crois que les 47 autres ont fait quoi ? Qu’ils ont patiemment attendu qu’un autre poste dans la fonction publique paraisse pour se présenter ou bien ont-il cherché du boulot ailleurs ? Ce que je voudrais que tu comprennes c’est qu’on à tous besoin de travailler pour vivre et qu’on saisi les opportunités qui s’offrent à nous que ce soit dans le public ou dans le privé et qu’ensuite, on se bat pour son job avec les moyens dont on dispose. On peut faire grève ? On le fait. Tu ne peux pas ? Pose-toi la question de savoir pourquoi ! Es-tu privé de ton droit ? Alors prends-t-en au législateur et pas à ceux qui peuvent en jouir !
Tu estime que le service public n’est pas rendu ? Bah c’est le principe de la grève : On manifeste notre mécontentement au patron. Quand c’est l’état, autrement dit toi et moi, qui est l’employeur, c’est toi et moi qui en subissons les conséquences, ça me parait logique. Ensuite, c’est vrai que tu n’es pas directement responsable de la gestion des ressources humaines de la SNCF. Mais tu as élu un député, un président de conseil régional, un maire et je ne sais quoi encore à qui tu peux demander des comptes. Eux même le feront. Enfin c’est comme ça que ça fonctionne dans une république bien huilée à mon sens. On ne te l’avait pas dit ? Demande-toi pourquoi !
Arrête avec tes stickers pitoyables, sers-toi de ce que tu as entre les deux oreilles (s’il reste quelque chose), et demande-toi qui tire les marrons du feu dans le conflit public/privé.