04
juin
2010
0

Jeudi 27/05/2010 : Grève (de l’information).

Elle était prévue de longue date la grève d’aujourd’hui. On savait depuis déjà quelques jours que des perturbations auraient lieu en ce jour et cela m’avait même été confirmé par SMS en début de semaine.

J’étais invité à consulter le site www.ter-sncf.com et c’est ce que j’ai fait. Pour ne pas trop perdre de temps sur mon trajet et faire une journée de travail correcte, j’ai décidé de me rendre à Dax en voiture pour prendre le TGV de 7h08 pour une arrivée prévue à 8h22 en gare de Bordeaux. J’ai trouvé cette solution meilleure que de prendre le bus à 5h30 à Saint-Jean-de-Luz pour arriver à Dax à 7h30 et prendre le train de 7h49 arrivant à 9h05 à Bordeaux Saint-Jean.

J’aurais dû écouter Aurélie la veille au soir qui dans le train disait avoir reçu l’information selon laquelle le 7h08 ne roulait pas. Car en effet, il n’a pas roulé. J’avais pourtant vérifié l’information sur le site pour confirmer les dires de cette employée de la SNCF en me disant que si on avait pris soin de l’informer, on avait sûrement pris soin de répercuter l’information sur le site. Bah oui quoi, pour n’informer qu’une seule personne et ce de manière complètement confidentielle laissant à son bon vouloir le filtrage de l’information ?

En gare de Dax un panneau lumineux nous invitait a vérifier sur le site www.infolignes.com les train susceptibles de rouler. Ce que j’ai fait lorsque j’ai pu accéder à Internet et j’ai pu vérifier que le 7h08 roulait bien le lendemain.

Résumons. Un jour de grève alors que c’est déjà le bronx pour s’organiser il faut aller consulter pas moins de deux sites. Un pour les TGV et l’autre pour les TER. Sachant que l’un délivre une information différente de l’autre pour un même train. Qui croire ? Aurélie bien sûr ! Mais tout le monde ne connaît pas Aurélie et n’a pas forcément la chance de voyager dans la même voiture qu’elle au moment où elle donne l’info !

On en revient à mon propos sur la grève précédente où je parlais d’unifier les sources d’informations de manière à ce qu’il n’y ait qu’une seule information disponible mise à jour par une seule personne ou un seul service et ce en temps réel. Parce que là, et tout à fait entre nous, ça fait un peu bricolage …

26
avr
2010
0

Grèves : Est-ce qu’on en parle ? Ho bah oui, quand même …

Contrairement aux grèves précédentes, je n’ai pas ressenti le besoin de commenter au jour le jour les problèmes que j’ai pu rencontrer. D’une part parce que j’avais déjà dans l’idée d’en dresser un bilan une fois le mouvement social terminé, et d’autre part parce que je n’avais matériellement pas le temps de rédiger même quelques lignes, vous comprendrez mieux par la suite.

A présent que « la-grève-qui-n’a-servi-à-rien » (je cite Daniel Schneidermann dans son excellent billet Neuf-Quinze du 23/04/2010 intitulé « Drouelle, Massenet, et “les gens” ») est terminée, on peu peut-être en discuter un peu.

On avait dit service minimum, pas service minable !

Nous allons commencer par les conditions de voyage en période de grève. Je ne parlerai ici que de ce que j’ai vécu moi-même ou de ce qui m’a été rapporté sur le trajet Saint-Jean-de-Luz-Bordeaux.

J’étais en arrêt maladie au début de la grève et j’ai pris, vous me permettrez l’expression, le train en marche. Quelles étaient les options pour aller à Bordeaux le matin ? Et bien il y avait un bus qui partait d’Hendaye mais qui n’allait pas plus loin que Biarritz. Un autre, partait de Bayonne et arrivait à Dax à 6h55 (en théorie) pour permettre de prendre le TGV de 7h08. Autrement au départ de Saint-Jean-de-Luz, zéro moyen mis en place par la SNCF pour aller à Bordeaux malgré les abonnements contractés. J’imagine tout de même que la SNCF sait quels types d’abonnements elle a vendu ainsi que les trajets qu’ils couvrent.

Lors des mouvement sociaux précédents ou autres catastrophes naturelles il y avait toujours au moins un bus qui ralliait Hendaye à Dax voire à Bordeaux. Pourquoi la SNCF ne s’est-elle pas inspirée des organisations précédentes pour assurer le même service minimum qui nous dépannait bien ? Pourquoi les abonnés demeurant entre Hendaye et Biarritz ne pouvaient-ils aller que jusqu’à Biarritz ? Pourquoi les empêcher d’aller là où leur abonnement leur permet d’aller ?

la SNCF met en place des plans de circulation en cas de grève. Il en existe différentes versions en fonction du nombre de grévistes. J’en conclue donc que le plan de circulation de bus n’a pas été pondu à la va-vite mais réfléchi antérieurement. En clair, la SNCF préméditait déjà de ne pas assurer tous les transports ! Ce que nous avons subi, n’est donc pas le seul fait des grévistes comme on tendrait à nous le faire croire.

Reste la solution de prendre le bus à Bayonne. Ouais … A ceci près qu’aucun bus affrété par la SNCF n’assurait la liaison et qu’aucun parking n’est gratuit à ma connaissance à Bayonne. Par conséquent y aller en voiture engage des frais de péage (y aller par la nationale prends trop de temps), de carburant et donc de stationnement. Et comment être sûr d’arriver à l’heure à Dax pour prendre le TGV avec seulement 12 minutes de battement et le refus des responsables de faire attendre le TGV en cas de retard du bus ? Douze minutes sur un trajet routier c’est très facile à perdre. Le bus est d’ailleurs arrivé juste juste pendant la période où j’ai fait le trajet, j’ignore s’il est arrivé en retard. Ce que je sais c’est qu’il n’est pas parti au moins une fois, tombé en panne en sortant du dépôt.

Pour ma part, j’ai jugé que cette dernière solution relevait plus de la loterie que d’une alternative raisonnée alors j’ai covoituré avec une collègue de Saint-Jean-de-Luz à Dax pour ensuite prendre le TGV de 7h08. C’est plus onéreux comme solution mais au moins, à Dax, les 14 premières heures de stationnement sont gratuites. L’autre aspect positif c’était de pouvoir reprendre la voiture au retour et rentrer directement alors que le train qui partait de Bordeaux à 16h37 continuait vers Pau et qu’un bus de substitution prenait le relais à Dax. Dernier avantage, pouvoir dormir plus longtemps.

Dormir. Voila ce qui m’a le plus manqué pendant cette période de grève. Impossible de trouver le sommeil dans le TGV tant il était bondé et même chose le soir. Impossible de dormir au volant de la voiture, elle n’est pas dotée d’un pilote automatique. Impossible de dormir au boulot parce que je ne suis pas payé pour ça. Et difficile de faire des nuits assez longues une fois à la maison.

En résumé cette grève a été très mal gérée et on ne peut pas imputer cela aux grévistes puisque ce sont des non grévistes qui ont géré le service minimum. Je ne comprends pas pourquoi on ne reprend pas à chaque fois le même schéma de mise en œuvre de moyens de substitution. Quand ça fonctionne bien, il ne faut surtout pas y changer quoi que ce soit ! Cela dit, faire rouler des cars c’est un tout autre métier et quand on n’arrive déjà pas à faire rouler correctement des trains, on ne s’improvise pas transporteur de voyageurs par la route comme ça. On retiendra que la SNCF a été vraiment minable sur ce coup là. La région quant à elle aura été la grande absente de l’histoire s’appuyant un maximum sur le service minimum mis en place par la SNCF sans se soucier, à ce qu’on en sait, de sa pertinence et de sa bonne marche. Navrant.

Transporter n’est pas informer.

On l’aura bien compris le job de la SNCF c’est le transport de voyageurs et ce n’est pas un métier facile sinon ça se saurait et il n’y aurait pas tant de grèves. Renseigner l’usager sort manifestement du domaine de compétences de cette société. Malgré les imposants moyens informatiques et de télécommunications (même si la SNCF est en train de créer une filiale privée qui gèrera l’informatique et par ce biais tente de se débarrasser de ses salariés informaticiens) dont elle dispose, la SNCF ne sait pas renseigner le voyageur. Il est possible de trouver plusieurs informations différentes pour un même train en fonction du moyen utilisé, que ce soit Internet, le 3635, le 0800872872, les chefs de quai et les agents de guichet sans oublier bien sûr les fameuses alertes SMS. Autant tenter de trouver l’info dans l’horoscope du matin, c’est presque plus évident.

Il y a à mon sens trop d’interventions humaines dans le circuit de l’information. N’allez pas comprendre par là qu’il faudrait licencier des gens. Seulement, l’information ne devrait avoir qu’une seule source et n’alimenter qu’une seule base de données commune. Là, j’ai le sentiment qu’il existe plusieurs intervenants pour une même informations et qu’ils ne disent pas tous la même chose. Qui croire au final ? Deux exemples significatifs :
-    un TGV était commercialisé au guichet jusqu’au dernier moment alors que dans la même gare on savait depuis la veille qu’il ne roulerait pas !
-    tous les jours durant la grève j’ai reçu des SMS m’informant que le 16h37 au départ de Bordeaux était annulé puis un autre pour m’annoncer qu’il roulait jusqu’à Dax. Que ça arrive une fois, je veux bien mais tous les jours … ça ne choque personne.

Et la grève dans tout ça ?

J’avais déjà avancé ici même que les grévistes (je parlais de ceux d’Hendaye à l’époque) étaient de mauvais grévistes, je ne peux que réitérer mon constat. A l’image de la société qui les emploi, ils ne savent pas communiquer et comme leur employeur, souffrent d’une mauvaise image.

En 2 ou 3 semaines de mouvement je n’ai pas su le pourquoi de cette grève. Les rares tracts distribués que je n’ai pas eu l’honneur de recevoir étaient, au dire d’une voyageuse qui en a reçu un, imbittables et véhiculaient plus la doctrines générale de la CGT que les réelles motivations de la grève. Cette voyageuse m’a même confié qu’en gare de Bordeaux, le syndicat avait envoyé un petit jeune militant distribuer des tracts (périmés puisqu’ils annonçaient une grève à venir alors qu’on était en plein dedans) et il se faisait houspiller par les gens sans manifestement trop savoir quoi leur répondre. C’est pourtant là qu’il aurait fallut un ou plusieurs vieux de la vieille pour porter clairement au plus près des usagers le message des revendications. Mais voila, y avait-il seulement un message ?

Ce que j’ai perçu moi c’est qu’une fois de plus les salariés de la SNCF faisaient grève. Qu’une fois de plus ils ont empêché des salariés de se rendre à leur travail. Qu’une fois de plus rien n’est ressorti de cette grève. Alors j’ai cru comprendre qu’il s’agissait de montrer leur détermination avant les négociations prévues pour le mercredi 21 Avril, jour de la fin de la grève. J’ai plus l’impression que pour les CGTistes, il s’agissait de montrer qui avait la plus grosse. Et comme la direction n’a pas cédé montrant ainsi qu’elle en avait une encore plus grosse, la pirouette de la CGT semblait signifier en somme « Oui mais nous on pisse plus haut et on peut même écrire CGT sur les murs … ». Tout un programme …

Notez au passage que je ne suis pas contre les syndicats. J’ai été chez FO puis à la CGT pour revenir, écoeuré, chez FO.

Pourquoi, comme me l’a suggéré une amie, ne pas décider de faire seulement 1 ou 2 jours de grève mais en bloquant absolument tout et en prévenant massivement les voyageurs suffisamment longtemps à l’avance ? Faire perdre de l’argent à la SNCF au travers du manque à gagner pendant aussi longtemps est-il une bonne façon d’obtenir des augmentations ? Que font en général les sociétés qui accusent un lourd déficit ? Elles licencient. Et penser que l’état va constamment mettre la main à la poche c’est prendre une seconde fois le public en otage puisque c’est le contribuable qui paiera au final.

A coté de ça, j’ai vu comme tout le monde sur France 3 Aquitaine les salariés de la société Capdevielle à Hagetmau se faire lourder sans que l’état n’intervienne en leur faveur. Eux se battaient simplement pour garder leur job. Bien sûr ce ne sont pas les grévistes de la SNCF qui sont responsables de cela. Bien sûr, les licenciements ne doivent pas empêcher la quête du progrès social chez les autres salariés. Mais la coïncidence entre les deux évènements et le gâchis engendré par le mouvement des salariés de la SNCF suscite en moi un sentiment d’indécence.

Quand on doit assurer un service public, la dernière des choses à faire c’est de se mettre le public à dos. Je pense que si les salariés de la SNCF veulent réussir leur prochain mouvement social (on parle de remettre ça en Mai) il faut commencer par une grosse opération de communication envers le public. Jusqu’à présent, le combat a été inégal entre les représentants de la direction très probablement coachés par des experts en communication et des syndicalistes incapables de formuler un message clair et concis. Ajoutez à cela des médias instrumentalisés par les pouvoirs publics et vous obtenez un score de 1 à 0 en faveur des gentils de la direction de la SNCF contre les méchant de la CGT.

D’autre part, plutôt que de multiplier les grèves en fonction des différents corps de métier dans la SNCF, il serait peut-être temps de faire preuve de cohésion, de regrouper les revendications et de faire un mouvement court mais dur et intense. Jusqu’à présent on avait les conducteurs d’un coté, les contrôleurs de l’autre et au milieu de tout ça les autres employés et chacun faisait grève de son coté, paralysant quasiment le trafic de la même manière mais à des moments différents. Ce que le public perçoit là-dedans c’est qu’à la SNCF on fait toujours grève et on fini toujours par entendre le fameux « quand il seront privatisés ça va les changer ». Oui, ceux qui bossent dans le privé ont renoncé à toute velléité revendicative alors que dans le service public c’est rien que des fainéants de grévistes, c’est bien connu. C’est pour cela qu’il est important que les salariés de la SNCF redorent leur image et commencent à donner dans le rationnel.

Petite parenthèse à nouveau. On pourra me reprocher de prôner la cohésion à la SNCF alors que je ne fais pas grève avec les fonctionnaires, moi, agent de l’état non titulaire. Où sont  ma solidarité, mon esprit de corps, ma cohésion ? A cela je répondrai que d’une part, quand je fais grève, c’est à la journée, pas à l’heure, donc à la fin la solidarité ça fini par coûter. D’autre part que quand je fais grève, je ne paralyse pas plus l’activité de mon employeur que lorsque ce sont les autres corps de métier qui font grève. Enfin, même si je privilégie les grèves en rapport avec le corps des Ouvriers des Parcs et Ateliers, il m’arrive aussi de faire grève avec les fonctionnaires pour des revendications communes. Fin de la parenthèse.

Et puisqu’on parle d’image, il y avait une opportunité unique de gagner des points dans ce match. Je parle du fameux nuage du volcan Islandais. Si les syndicats avaient organisé une mobilisation massive des salariés afin de permettre l’acheminement dans des délais très courts de tous les voyageurs de compagnies aériennes, certes la direction de la SNCF aurait tenté de récupérer l’action pour elle car elle aurait été partie prenante dans cette mobilisation, mais les syndicats auraient pu communiquer encore plus massivement par le biais des médias, des tracts, et autres moyens sur la qualité des femmes et des hommes qui font fonctionner la grande machine SNCF.

Mais tout ce que les syndicats on su faire c’est faire chier le peuple au nom de revendications que la plupart ignore y compris au rang des grévistes en cultivant cette forme d’autisme qui les caractérise tant. Et après ils s’étonnent que des agents se fassent invectiver régulièrement.

Mesdames, Messieurs les syndicalistes et grévistes, quand vous rendrez-vous donc compte qu’une grève c’est devenu avant tout une grosse opération de communication ? Les mouvements sociaux de papa c’est terminé, ça ne paie plus et ça rend très impopulaire. Vos employeurs l’ont bien compris et d’après vous, pourquoi vous laissent-ils vous enliser ? Il est temps de repenser le mouvement social que ce soit à la SNCF ou ailleurs. Il est aussi temps de repenser le syndicalisme. Camarades syndiqués il est avant tout temps de penser … par vous-même.

24
mar
2010
0

Lundi 22/03/2010 : La grève ? Déjà ?

Le train de 16h37 au départ de Bordeaux Saint-Jean et à destination d’Hendaye avait du retard ce soir. Et cerise sur le gâteau, seule la rame à destination de Pau a été mise à quai. Résultat des courses : Tout le monde dans la même rame et changement à Dax par le train de 18h25 pour les voyageurs à destination d’Hendaye.

Un habitué me faisait remarquer sur le quai que nous n’aurions pas dû tant complimenter la SNCF pour ses récents efforts de ponctualité car ces derniers temps nous nous sommes cru de retour au pires heures de la ligne, seulement quelques mois auparavant. Nous avons tout de même connu deux retards d’au moins un quart d’heure la semaine dernière. Mon manque de temps/courage fait que je n’ai pris aucune note et que je ne me rappelle plus des jours exacts. Je me rappelle juste des désagréments subis.

Bref, ce soir, comme par hasard un jour de début de grève, il y a des « difficultés lors de la préparation du train ». C’est curieux comme il y a des difficultés les jours de début de grève. Je préfèrerais que la SNCF avoue clairement qu’elle gère la crise par anticipation et qu’elle supprime sciemment des rames pour palier les difficultés pendant la grève.

Moi, je suis pas le mauvais bougre. Ceux qui me connaissent savent que j’aime rendre service. Mais là, j’avoue avoir du mal à accepter d’être en retard pour des raisons de logistique.

Moi aussi je fais grève demain. Mais seulement demain, j’ai pas commencé avant le préavis. Et je serai de retour mercredi. Enfin si la grève est terminée. Enfin si elle se termine à l’heure.

08
fév
2010
0

Mercredi 03/02/2010 : Vous avez dit malveillance ?

Aujourd’hui, compte tenu de la grève, j’ai dormi un peu plus longtemps et suis allé prendre le train à Dax plutôt que de me lever comme d’habitude pour prendre le bus et couvrir tous les arrêts. J’avais secrètement l’intention de prendre le TGV de 7h14 mais hélas, il était impacté par la grève.

Au retour, le train de 16h37 au départ de Bordeaux Saint-Jean et à destination d’Hendaye est bien parti à l’heure. Mais entre Morcenx et Dax, à Rion des Landes pour être précis, notre train a fait un freinage d’urgence. Un message un peu tardif nous a informé que nous avions percuté quelque chose. Les spéculations allaient bon train dans la plateforme où j’étais installé, du chien écrasé au malheureux suicidaire. Nous sommes reparties plus de 30 minutes plus tard en apprenant qu’il s’agissait d’un acte de malveillance.

Alors on m’accusera de vouloir faire du mal à l’arrière train des mouches mais je remarque ceci. Quelques heures avant la dernière grève, un feu de brousse avait contraint le train à s’arrêter aussi un peu avant Dax. Cette fois ci c’est un obstacle sur la voie. Peut-être est-ce de la paranoïa ou bien un syndrome de la persécution mais je serai curieux d’observer ce qui se passera à la prochaine grève (enfin cela dit entre nous, Mesdames et Messieurs de la SNCF, vous forcez pas pour moi hein, on n’est pas aux pièces ;) ).

24
oct
2009
0

Mercredi 21/10/2009 : Lendemain de grève.

Ce matin j’ai décidé de prendre le bus à Saint-Jean-de-Luz car le train du soir roule normalement. Je suis arrivé sans encombre à Bordeaux Saint-Jean avec toutefois une bonne dizaine de minutes de retard sur l’horaire prévu. Notons encore une fois la performance du Basque Bondissant qui nous a fourni une chauffeuse (je ne sais pas si ça se dit) à la hauteur de l’idée que je me fait de cette compagnie.

En arrivant au rond point en cours de réalisation entre la gare et le commissariat, elle a d’abord marqué sa surprise. Soit, si ce n’est pas son secteur habituel, elle n’est pas obligée de savoir. Ne sachant trop comment l’aborder, elle cale en plein milieu. Après avoir démarré, elle fait rugir le moteur pour s’en sortir. Une fois le rond point franchi, elle comment en affirmant que les camions ne peuvent pas passer un rond point pareil et encore moins les cars. Parole d’experte à l’entendre.

Sauf que le coin est plutôt touristique et qu’il draine tous les jours des dizaines de cars qui franchisse ce nouveau rond point sans problème. Sauf, aussi, que c’est l’itinéraire des convois exceptionnels et que j’en vois passer par là le matin quand je me rends à la gare. Et si tout bêtement elle se savait pas où elle met ses roue ? Une idée comme ça …

En dehors de ça, pas d’affichage en gare de Saint-Jean-de-Luz pour annoncer aux voyageurs qu’il y a pas de train mais des bus. Pas de personnel sur le quai non plus. Si je n’avais pas vu une personne acheter son billet à l’automate, je n’aurais pas eu la curiosité d’aller voir sur le quai si des voyageurs attendaient. Ils étaient deux à avoir regardé à travers les vitres de la gare et à voir les écrans afficher les trains à l’heure. Mais ces trains ne roulaient pas. Et ils allaient louper le bus si je ne leur avais rien dit. Sauf que ce n’est pas mon boulot.

Le soir, le train est parti et arrivé à l’heure. La SNCF devrait faire grève plus souvent ! Nan j’déconne !

24
oct
2009
0

Mardi 20/10/2009 : Grève.

Aujourd’hui c’est jour de grève.

Ce matin je suis donc allé à Dax prendre le train qui en partait de 6h00 en direction de Bordeaux Saint-Jean. Si j’avais pris celui qui s’arrêtait à Saint-Jean-de-Luz je serais arrivé plus tard. Et puis le soir, le train de 16h37 s’arrête à Dax. Donc j’y récupère la voiture et je rentre dans les temps. C’est une option qui me coûte du carburant mais j’ai moins l’impression de perdre mon temps.

Nous sommes arrivés en gare de Bordeaux Saint-Jean à 7h55 ! Le train n’est même pas capable de faire ça : arriver en avance.

Notez pour le retour que c’est assez étonnant que le train ait laissé les voyageurs à destination d’Hendaye en gare de Dax et qu’il ait continué vers Pau alors qu’habituellement c’est l’inverse qui se produit. Pourquoi ce ne sont pas les voyageurs vers Pau qui ont dû prendre les cars au lieu des passagers à destination d’Hendaye ?

Ceci mis à part, cette journée de grève s’est bien déroulée.

Ecrit par jf dans : Retards et incidents | Tags : ,
22
juil
2009
0

Mardi 21/07/2009 : Train supprimé. Encore.

Alors ce matin pas de problème pour aller de Saint-Jean-de-Luz à Dax. Parti à 5h20, arrivé à l’heure. Bien. Mais en arrivant à Dax, je jette un méfiant coup d’œil à l’écran et constate presque pas surpris que le train venant de Pau et qui doit m’emmener à Bordeaux à 6h43 est supprimé. Et pas d’info par texto.

Obligé d’attendre à Dax un peu plus d’une heure pour prendre le 7h49, j’en profite pour appeler le 0800872872 histoire d’avoir des infos. Et là on me dit que c’est du à un mouvement de grève et que dans ces cas là on n’informe pas les voyageurs en cas de suppression de train. Merci qui ?

Nous sommes arrivés à 9h10 (au lieu de 9h03) en gare de Bordeaux après avoir fait 2 arrêts exceptionnels supplémentaires.

En discutant avec une salariée de la SNCF j’ai appris qu’un préavis de grève renouvelable a été déposé pour tous les lundis de cet été et qu’il faut donc d’attendre à des déconvenues telle que celle-ci tous les mardi (puisque la grève s’arrête le mardi matin 8h00).

J’avais entendu parler de ça il y a quelques semaines mais j’ignorais que cela concernait la ligne Pau-Bordeaux. Ce que je ne comprends pas c’est que la SNCF n’ait pas pris le taureau par les cornes afin d’entreprendre des négociations pour régler le problème.

De plus, la SNCF ne fait rien pour communiquer sur le sujet et les risques d’annulation. Quand je dis rien, c’est qu’aucune info ne m’est parvenue et que comme il m’arrive de discuter avec d’autres voyageurs, j’aurais du savoir quelque chose. Mais même les salariés de la SNCF qui voyagent par les mêmes trains que moi ne savaient rien.

Par contre, en gare, on ne lésine pas sur les messages vocaux nous informant que l’annulation du train est due à un mouvement social. Comprenez «  C’est de la faute des grévistes ». Pour être très honnête, même si j’ignore tout du conflit qui oppose les conducteurs à la SNCF, j’ai plutôt le sentiment que la SNCF fait ce qu’il faut pour rendre le mouvement social le plus impopulaire possible afin d’avoir les conducteurs à l’usure. Et l’usager dans tout ça ? Bah pour le moment il compte les points.

Alors Mesdames et Messieurs de la SNCF, on s’enlève les doigts et on cherche à régler le problème au plus vite s’il vous plait. Parce que mon patron va pas forcément apprécier que je me pointe régulièrement à 9h30 au boulot.

30
juin
2009
0

Grève à Hendaye et Saint-Jean-de-Luz : de l’eau au moulin de la SNCF ?

En ce moment les guichets de la gare de Saint-Jean-de-Luz sont fermés et ce jusqu’à nouvel ordre en raison de la volonté de la SNCF de supprimer deux postes. Je me sens solidaire de ces grévistes parce que j’ai beau être électronicien de formation et technicien en support informatique de métier je n’apprécie que très modérément d’avoir affaire à une machine pour mes voyages.

Mais surtout, il n’y a pas à se réjouir de la suppression d’un poste même si c’est un poste à la SNCF qu’on a l’habitude de qualifier de planqué. La vérité c’est que rares sont les métiers où on se la coule vraiment douce. Bien-sûr dans le cas présent ça ne se traduira pas par un licenciement sec mais un poste en moins c’est une personne en moins dans la vie locale, un salaire en moins dépensé localement. Et cet argent, il a beau venir de la SNCF, il fait autant de bien que l’argent des autres quand il est insufflé dans l’économie locale.

Et puis en tant qu’abonné, j’ai besoin d’une personne au guichet. Oui parce que par définition un automate c’est pas super intelligent donc quand ça se gâte, bah le pauvre vieux sait pas faire. Un automate ça sait vous vendre un abonnement mais pas les réservations TGV à 1,5€ qui vont avec ! Et là je suis obligé de passer au guichet.

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai refusé de me faire mensualiser. Je ferais des économies substantielles de l’ordre de 350€ à l’année mais (encore qu’il faudrait pour cela que la SNCF commercialise mon abonnement en mensualisé ce qui n’est pas le cas à ce jour).  Me faire mensualiser me permettrait de recevoir mon abonnement chez moi par courrier. Pratique ! Sauf qu’ensuite je devrais me rendre à la gare pour demander mes réservations. Enfin si il reste un guichetier.

Bon vous l’aurez compris, je tiens à ce qu’il reste des guichetiers dans les gares. Il faut des guichetiers dans les gares et suffisamment pour qu’on ne soit pas obligés d’attendre des heures.

Alors pourquoi faire grève pile au moment où des gens comme moi ont précisément besoin de guichetiers ? C’est aujourd’hui le dernier jour du mois et j’ai besoin d’un abonnement pour demain et d’une réservation pour lundi. Pour les raisons évoquées précédemment je ne veux pas passer par un automate pour prendre mon abonnement et attendre ce week-end une hypothétique ouverture de guichet pour prendre ma résa. Alors je fais comment ?

Je vais tenter ce midi une incursion à la boutique SNCF d’Auchan Mériadeck entre midi et deux sous la chaleur caniculaire même si les agents qui y travaillent sont loin d’être les plus aimables. Même si je pensais jusqu’à présent que c’était la SNCF qui était à ma disposition et non moi qui devait me plier aux contingences de l’opérateur. Mais j’irai au guichet.

Article du Sud-Ouest concernant la grève. Cliquez ici

24
juin
2009
0

24/06/2009 : Mouvement social.

Ce site commence à avoir quelques lecteurs alors autant que ça serve à les informer. C’est tout à fait par hasard en cherchant les fiches des nouveaux horaires valables à partir du 4 Juillet prochain que j’ai lu qu’en raison d’un mouvement social le trafic allait être perturbé à partir de ce soir 20h00.

Lire ici.

TER Flash trafic Info m’a d’ailleurs envoyé un texto à 15h16 pour m’informer que le 17h47 de ce soir était supprimé. C’est le genre d’info qui aurait mérité un peu plus de médiatisation à bord des trains je trouve.

En passant, les nouveaux horaires son téléchargeables en PDF ici.

27
mai
2009
0

Mercredi 27/05/2009 : retour de grève …

Bon maintenant je suis bien rodé. Je sais que lorsqu’il y a grève un jour, il ne faut pas compter avant un retour à la normale du trafic avant 8h00. Sauf qu’aujourd’hui, c’était pas avant 12h00 !!! Pourquoi cela a-t-il demandé plus de temps cette fois-ci alors que parallèlement on nous dit que la participation à la grève a été moins forte que d’habitude ?

En plus, pas un seul TER ne roulait : que des bus. Sur le tract publié par la SNCF un bus était prévu au départ de DAX à 6h00 pour une arrivée à 8h00. C’est honnête compte tenu qu’un bus ne fait pas de 130 ni même de 110. Mais dès qu’on demande confirmation au chauffeur qu’il va bien directement à Bordeaux (comprenez sans faire d’arrêt à Morcenx, Labouheyre, Ichoux, etc …) il confirme et ajoute que l’arrivée est prévue à 8h20.

Sauf que parralèlement, un TGV venant de Tarbes et allant jusqu’à Paris Montparnasse s’arrêtait à DAX à 7h14 pour arriver à Bordeaux à 8h23 ? Où est le bénéfice du bus par rapport au train. Il est pourtant parti avec une personne à bord. Une seule. Voila qui est rentable !

Si TER Aquitaine nous tenait informés des TGV qui roulent on pourrait se rabattre sur eux. Je me suis levé ce matin à 4h40 pour aller jusqu’à DAX prendre le bus de 6h00. Seulement en voyant que TGV de 7h14 était annoncé j’ai préféré attendre 1h15 et être sûr d’arriver à l’heure annoncée plutôt que de prendre ce bus à l’heure d’arrivée hasardeuse (compte tenu du trafic et du peu d’assurance qu’affichait le chauffeur à son itinéraire).

Cela dit, des voyageurs se sont renseignés hier soir à Bordeaux pour savoir si le TGV de 7h14 passait, on leur a répondu par l’affirmative. Ils ont reposé la question à Dax toujours hier soir, c’était non. En gros la SNCF devrait d’abord revoir sa communication en son sein avant de prétendre communiquer avec ses usagers.

Ecrit par jf dans : Retards et incidents | Tags : , , ,

Propulsé par WordPress | Thème Aeros | TheBuckmaker.com WordPress Themes | Traduction WordPress tuto