Ce matin, le TGV à destination de Lille-Europe est passé avec quelques minutes de retard à Saint-Jean-de-Luz mais nous avons compensé ce retard au point d’arriver sur Bordeaux Saint-Jean quasiment en avance. Nous sommes malgré tout sortis du train en retard car nous avons du attendre le passage d’un autre avant que l’on puisse se mettre à quai. Rien de bien grave cela dit. Et si je suis véritablement arrivé en retard au bureau, c’est surtout à cause de mon vélo dont le dérailleur avant n’a rien trouvé de mieux que de se casser. De La Victoire jusqu’à mon lieu de travail, mon vélo faisait un bruit de Solex. Mais c’est bien moi qui pédalais.
Ce soir, tout se passait très bien dans le TER de 16h37 au départ de Bordeaux Saint-Jean. J’ai reçu un SMS m’informant que la circulation était interrompue entre Bayonne et Hendaye à cause d’un arbre tombé sur la voie et sur la caténaire.
Nous avons été immobilisés un bon quart d’heure à Saint-Vincent-de-Tyrosse et encore de nombreuses minutes à Bayonne.
De source non officielle mais très fiable, la chute de l’arbre aurait été provoquée par le traîneau du Père Noël pendant les essais en vol au dessus de Guéthary. Cette commune aurait été choisie par le bonhomme en rouge pour sa proximité avec la mer et la possibilité qu’elle offre de pouvoir larguer à tout moment un renne défectueux ou en flammes. En effet, la technologie balbutiante des rennes supersoniques nécessite des réglages très fins qui peuvent s’avérer très compliqués. La moindre erreur et le Père Noël peut se retrouver à distribuer ses cadeaux aux habitants de pluton, peuple dont les coutumes sont très éloignées des nôtres et pour lequel, offrir un cadeau est assimilable à une déclaration de guerre spatiale. On comprendra aisément que compte tenu de la proximité des fêtes et, détail important, des travaux sur le Charles de Gaulle, le Père Noël ait voulu éliminer tout risque.
On se souvient en effet qu’au début du 20 ème siècle, le Père Noël qui était encore vêtu de vert avait malencontreusement énervé les martiens et que c’est à la suite de cela qu’il a été contraint de changer de couleur. Pour l’aider à garder la face, la société Coca-Cola avait bien lancé un partenariat sauvetage claironnant à qui voulait l’entendre que c’était là la raison de ce changement chromatique mais au fil des années, le secret défense a été levé et nous connaissons à présent le fin mot de l’histoire. Qui aurait pu croire plus longtemps qu’on se serve du Père Noël pour vendre une boisson gazeuse ?
Saluons au passage Olentzero (découvrez le ici et là), pour avoir accueilli Papa Noël en ses terres et lui avoir fourni la logistique indispensable à des essais qui, aux dernières nouvelles, se sont avéré concluant. Les amateurs de gibier devront être aux aguets, nous ignorons encore dans quelle boucherie a fini le renne fautif.
Sacré Père Noël.
Nous sommes arrivé avec 30 minutes de retard. Merci Père Noël.