Jeudi 08/07/2010 : C’est ma faute, ma très grande faute.
Bon aujourd’hui c’était mon anniversaire, j’ai à présent 37 ans, la journée se déroulait plutôt bien. Mais dès que j’ai quitté le boulot, ça s’est gâté.
Déjà, la station Vcub était gavée de vélos. Plutôt bon signe sauf que la borne qui permet de les retirer était plantée. Je comprends pas qu’on puisse pas les débloquer à distance. Bref je trace à pied jusqu’à l’église Saint-Seurin à coté de laquelle il y a une autre station. Il reste un vélo et il est pour moi.
Là je fais ce que je peux pour ne pas prendre de retard mais ce soir, tous les boulets se sont donné rendez-vous pour me pourrir la vie. A chaque fois que j’étais bien lancé, il y en avait toujours un pour me faire ralentir et me couper dans mon élan. Moi je suis pas Miguel Indurain, ça me demande de gros efforts pour me relancer et c’est hyper crevant. Même les flics m’ont coupé la route et j’ai faillit m’emplafonner dans leur fourgon.
J’arrive limite à la gare, je fonce, le train n’est pas affiché au départ, ça pue. Je fonce quai 8 en me disant qu’il va certainement partir de là bas et là je vois quai 6 le train affiché ! Je monte, sur la quai je fais signe au contrôleur que je veux monter, il m’ignore ou ne me voit pas et le train commence à rouler alors que je suis à 50 cm de la porte. Je l’ouvre, je monte, et tout le monde se fâche sur le quai. Le train s’arrête, un premier chef de quai m’engueule mais je me dis que c’est encore jouable, un second plus âgé et plus expérimenté me prie de descendre. Je suis trop essoufflé pour tenter de négocier et je n’ai pas envie que ça se finisse avec les flics donc j’obtempère et je regarde le train partir sans moi assis sur le quai.
Est-ce qu’ils ont eu tort ? Non ils ont appliqué les consignes de sécurité. Bêtement peut-être mais on ne peut pas leur reprocher de faire leur boulot. Alors après on peut dire qu’il y avait une autre façon de voir la chose. Soit je monte et je me casse la figure et là ils me chargent à mort et je n’ai rien à dire. Soit je monte, je ferme la porte derrière moi et tout se passe bien et on lache l’affaire. Bah non. J’étais dans le train mais ils ont préféré l’arrêter.
Bah oui, faut bien faire des exemples. Donc j’étais l’exemple. Je peux pas trop me défendre. J’étais à fond, j’ai pas trop réfléchit, j’ai foncé et j’ai eu tort.
Alors maintenant parlons du TER qui est arrivé ce matin d’Hendaye en gare de Bordeaux Saint-Jean à 8h06 (heure théorique, je n’avais pas de montre sous la main). Nous avons été arrêtés juste avant d’entrer en gare pour laisser passer un train qui partait.
Le contrôleur a tout de suite lancé le message disant qu’il ne fallait pas tenter d’ouvrir les portes car nous étions arrêtés en pleine voie. Et ensuite il a ouvert une porte et passé la tête pour voir ce qui nous bloquait. Il m’aurait demandé je lui aurait dit qu’on n’allait pas tarder à voir un train passer en sens inverse et que c’est pour ça qu’on s’arrêtait.
Alors lui enfreint les consignes de sécurité mais tout va bien, personne ne lui dit quoi que ce soit. Pourtant rien ne me différencie d’un contrôleur morphologiquement parlant. Et ce n’est pas son appartenance à un corps de métier de la compagnie des chemins de fer qui le protège de l’accident. Mais là, personne n’a rien dit. Personne n’a fait d’exemple. Même pas le contrôleur. Et pourquoi donc aurait-on du lui reprocher quoi que ce soit, puisque rien de grave n’est arrivé … ?
